Le métier de berger

Le berger d’aujourd’hui n’est plus le cadet de famille. Il choisit souvent ce métier et y associe un projet familial. C’est un métier de passion , un métier dont la montagne a besoin. La vallée d’Aspe a la chance de rester un territoire où la profession est encore bien vivante. Une assistance à l’installation existe, un lycée des métiers de la montagne à Oloron Soeix permet aux jeunes de se former.

Berger : un métier d’Avenir

3 questions à Jean Louis Miramon, producteur de fromages fermiers à Bedous.
 

- On associe trop souvent le métier de Berger à un métier du passé, quel est votre point de vue ? 

Pour moi, berger est un métier d’avenir parce qu’il incarne des valeurs fondamentales qui refont surface aujourd’hui : respect de la terre nourricière et lien social.
Le berger respecte ses bêtes et la terre qui les nourrit ; le berger vit dehors, au contact des autres, du monde. Le consommateur cherche à le rencontrer en réaction à un système anonyme de production et il est là.

- Quels sont les enjeux aujourd’hui quand un jeune veut s’installer comme berger ou vacher ?

Le jeune qui réussit son installation aujourd’hui est d’abord dans une logique de métier ; la conviction, la passion et le savoir l’animent avant tout.
Ici la montagne est un atout. Elle permet de bénéficier de grands espaces collectifs et de réussir une agriculture en adéquation avec son milieu. La qualité du produit fromage ou viande s’en ressent. Ici existe un potentiel pour faire de bons produits fermiers avec de fortes valeurs gustatives, humaines et environnementales, mais il est indispensable de penser ce métier en lien direct avec le citoyen. Il ne s’agit pas de produire pour produire mais de produire en lien avec le consommateur. Cette logique de rapprocher et de refixer localement  une production vivrière répondra certainement à quelques interrogations de notre société en ce moment et permettra à une agriculture à taille humaine de confirmer son rôle social et d’aménagement du territoire.

- Comment d’après vous, faciliter l’arrivée et l’intégration de la génération de bergers vachers à venir?

Avec le CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural), nous aidons aujourd’hui des jeunes issus de toute origine sociale à s’installer en agriculture ; nous développons en ce moment une approche innovante de la mise en conditions réelles de nos futurs bergers visant à leur apprendre à entreprendre ; Maxime et Pierre bergers à Banasse et Aran cet été par exemple.

Il nous semble capital que le renforcement du lien entre les citoyens en général et entre les bergers vachers (anciens et nouveaux) en particulier doit rester notre ligne de route.